Le blog de Akkaria, , planète des hommes SM
Tous les ralebs étaient des forçats et ce qu'ils rapportaient n'appartenait qu'à leurs maîtres. Mais, hors du temps de travail, ils n'étaient pas tous traités de la même façon. Certains, on l'a vu, étaient traités comme des chiens et d'autres comme des chevaux. D'autres pouvaient être traités comme des porcs, d'autres comme des chiennes. Bagnards, prisonniers, larbins, bonnes ou simples objets sexuels propres à satisfaire des fantaisies particulières du maître, les ralebs pouvaient, dans leur esclavage, avoir des conditions bien diverses et subir plus ou moins tout ce que ne défendaient pas expressément les lois d'Akkaria.
Ces lois avaient été mises en place tout autant pour protéger les Akkars d'un instinct de cruauté qui les pervertirait que les ralebs d'un penchant morbide à se détruire. Les mutilations par exemple étaient interdites, les marquages au fer rouge, qui furent pratiqués les premières années, aussi.
Les maîtres akkars avaient la charge de veiller sur la santé de leurs ralebs et ils s'en acquittaient avec un soin digne d'admiration. Ceux qui pensent qu'un Akkar ne puisse éprouver un réel amour envers un raleb changeraient d'avis s'ils avaient vu des maîtres au chevet de leurs esclaves très malades. Mais, le raleb guéri, les choses entraient dans l'ordre.
Les maîtres akkars pouvaient toujours remettre sur le marché les ralebs dont ils ne voulaient plus. Lors de la journée des doléances, le premier octobre, les ralebs pouvaient implorer le grand conseil akkar d'être retirés à leur maître. Ils l'étaient alors généralement mais avec une condamnation d'office à six mois de travaux forcés dans un des camps d'Akkaria.
les séparations cependant n'étaient pas très fréquentes. La vente, je l'ai déjà dit, ne se faisait pas sans précautions ni essais. Et puis les ralebs mis en vente avaient une fiche bien renseignée que les gardes d'élite avaient établi lors de la période de dressage obligé dans leur caserne. Pendant un mois, ils pouvaient tester le raleb, savoir précisément ses dispositions et ses limites qu'ils lui faisaient frôler.
Certains d'entre eux, comme Igor et Cody, étaient plus particulièrement dresseurs de chien. Aussi quand ils repéraient chez un raleb de bonnes dispositions pour le dogtraining, ils s'en donnaient à coeur joie. C'est Michka qui, ici, leur réjouit bien le coeur !...